13.01.2006

cinq tentatives d'enlèvement d'enfants

Enquête et n° vert après cinq tentatives d'enlèvement d'enfants
Reuters 12.01.2006 - 19:53


BORDEAUX (Reuters) - Cinq tentatives d'enlèvement d'enfants dans le sud-ouest de la France ont conduit à la mise en place d'une cellule d'enquête à Orthez (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.

Ces tentatives d'enlèvement sur des enfants âgés de huit à 15 ans ont été signalées depuis le mois d'octobre.

La cellule composée d'une quinzaine de fonctionnaires qui se consacrent à temps plein à ces enquêtes vise à déterminer si ces affaires ont un lien entre elles.

Des milliers de vérifications ont déjà été effectuées par les gendarmes mais selon le procureur général de Pau, Jean-François Lorans, "rien ne permet d'affirmer ni d'exclure que ces tentatives d'enlèvements sont le fait d'un même individu".

Dans un communiqué, le procureur général appelle "les parents et les enseignants à être plus vigilants que d'habitude, à surveiller leurs propres enfants et ceux des autres, à ne pas hésiter à signaler tout comportement suspect, à décrire les individus ou relever les numéros d'immatriculation".

Un numéro vert a été mis en place par la gendarmerie au 08 00 11 18 91.

Le premier incident a eu lieu à Bidache (Pyrénées-Atlantiques), où une fillette de 11 ans a pu se dégager de son agresseur qui a pris la fuite en voiture.

Le même mode opératoire, mais avec des véhicules différents, a été utilisé dans les autres affaires, toujours dans les Pyrénées-Atlantiques, le 29 novembre à Salies-de-Béarn, et à Hasparren et Oloron-Sainte-Marie en décembre, puis début janvier à Biscarosse, dans les Landes.

Source : MSN News : http://www.msn.fr/news

 

04.01.2006

Unedic

Economie

Unedic : la CGC fait renaître le suspense
L'exclusion de nouveaux demandeurs d'emploi de l'indemnisation chiffonne une partie du syndicat CGC, qui qualifie le texte d'accord «a minima».
     
Le suspense autour de l'Unedic va durer jusqu'au 10 janvier. D'un côté, hier, la CFDT a ratifié le protocole d'accord sur l'assurance chômage qui prévoit 2,4 milliards d'euros d'économies en trois ans. De l'autre, la CFE-CGC a repoussé sa décision de ratification, ou non, au 10 janvier. Alors que dimanche le nouveau président du syndicat, Bernard Van Crayenest, n'avait pas fait mystère de l'intention de la centrale de le signer. Un comité directeur du syndicat doit se réunir la semaine prochaine et arrêter une position. La décision de ce report serait notamment liée au refus de FO de signer le protocole d'accord, la CFE-CGC ayant dès le départ jugé essentiel que la nouvelle convention Unedic recueille quatre signatures syndicales.

Plus fondamentalement, le texte continue de diviser le syndicat, qui relève pourtant des avancées positives. Cependant, l'exclusion de nouveaux demandeurs d'emploi de l'indemnisation chiffonne une partie de la CGC, qui qualifie le texte d'accord «a minima». La décision de la CGC sera attendue par les autres signataires. Trois oppositions affirmées au texte feraient tomber l'accord obtenu fin décembre.

De son côté, le bureau national de la CFDT a décidé hier, «à l'unanimité», de signer un accord qui «vise à accélérer le retour à l'emploi des demandeurs d'emploi», selon les termes de Jean-Marie Toulisse, en charge du dossier. Estimant que le texte reprend «en grande partie» ses propositions, le syndicat juge notamment que le renforcement de la formation pour les salariés en CDD est une «première réponse» à son objectif «d'une meilleure prise en compte de la situation des salariés les plus précaires». Le suspense autour de la position de la CGC durcit un peu plus le contexte. Certains négociateurs patronaux n'excluaient pas de réussir à rallier FO au texte, par d'ultimes tractations autour de la rédaction et de la transcription juridique du texte.

La nouvelle convention prévoit des mesures d'accompagnement du retour à l'emploi et l'arrivée de recettes moyennant une augmentation des cotisations de 0,08 point.

En contrepartie, elle réforme les filières d'indemnisation des chômeurs. En 2008, il y aurait, selon les chiffres de l'Unedic, 28 900 chômeurs indemnisés de moins qu'à l'heure actuelle.

Source : Libération : http://www.liberation.fr

02.01.2006

En Norvège, des femmes de tête ou le bâton

En Norvège, des femmes de tête ou le bâton
Depuis hier, les conseils d'administration des entreprises publiques et privées doivent être à 40 % féminins.

par Anne-Françoise HIVERT
QUOTIDIEN : lundi 02 janvier 2006

Stockholm correspondance

Après plusieurs ultimatums, le gouvernement norvégien a décidé de mettre ses menaces à exécution. Depuis hier, seules les entreprises disposant d'un conseil d'administration (CA) composé d'au moins 40 % de femmes pourront s'inscrire au registre des sociétés anonymes. Les 504 compagnies qui y sont déjà listées auront deux ans pour se mettre en règle, avant d'être passibles de sanctions qui pourront aller jusqu'au démantèlement de l'entreprise. «Nous espérons ne pas en arriver là, car ce serait embarrassant pour les patrons qui refuseraient d'utiliser les compétences à leur disposition», précise Arni Hole, directrice générale au ministère de la Famille, à Oslo. Environ 600 administratrices devront être recrutées.

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En décembre 2003, la Norvège a été le premier pays au monde à adopter une telle législation. Le texte, proposé par le gouvernement libéral de l'époque, a été voté par une large majorité des députés. Mais si les compagnies publiques ont été soumises à la loi dès le 1er janvier 2004, son application a été retardée pour le privé. «Puisque les patrons promettaient depuis dix ans au moins de diversifier leurs conseils d'administration, nous leur avons donné deux ans», explique Laila Dåløy. Ministre démocrate-chrétienne de la Famille jusqu'en octobre 2005, elle est à l'origine du projet de loi concocté avec son collègue conservateur de l'Industrie, Ansgar Gabrielsen.

Quotas. Deux ans plus tard, «la menace a porté ses fruits», observe la sociologue Marit Hoel, directrice du Centre pour la diversité en entreprise. Si les Norvégiennes ne comptaient que pour 7,3 % des membres des CA des sociétés anonymes en juillet 2003, elles représentent aujourd'hui 17,2 % des administrateurs de ces comités très fermés. Un progrès, certes, mais les entreprises publiques ont fait beaucoup mieux, avec 45,7 % de femmes au sein de leurs CA. Pour Laila Dåløy, «c'est bien la preuve qu'avec un peu de volonté on peut faire changer les choses». Mais selon elle, les quotas restent «nécessaires afin que les patrons commencent à puiser dans l'énorme réservoir de compétences que constituent les femmes».

Début décembre, Karita Bekkemellem, sa successeur travailliste au ministère de la Famille, a annoncé que la loi entrerait en vigueur le 1er janvier 2006. «Il n'y a plus de retour en arrière possible, déclare-t-elle. C'est une question de partage de pouvoir et d'influence.» Contrairement aux intentions du gouvernement libéral, qui prévoyait de démanteler les compagnies récalcitrantes, Karita Bekkemellem envisage des exceptions, pour «limiter les effets économiques et sociaux» suivant la fermeture d'une entreprise.

Amendes. Certaines sociétés ont déjà fait savoir qu'elles étaient prêtes à payer de lourdes amendes plutôt que de se soumettre. Mais Arni Hole n'est pas convaincue : «Environ la moitié des thésards et 60 % des étudiants dans nos écoles et universités sont des femmes.» Ne pas en profiter ne serait pas seulement «contre-productif». Ce serait aussi se soumettre à l'opprobre général, dans un pays considéré comme l'un des plus égalitaires au monde. Or, si le droit norvégien fixe déjà une dizaine de conditions à la formation d'un CA, «aucune entreprise n'a jamais refusé de respecter la loi au risque d'être démantelée», remarque Arni Hole.

A Oslo, l'organisation patronale NHO compte 16 000 adhérents. Opposée aux quotas, Sigrun Vågeng, la directrice de la politique de l'emploi, estime qu'«un candidat devrait être recruté pour ses compétences et non parce qu'il est un homme ou une femme». Elle se prépare néanmoins à l'entrée en vigueur de la loi. En 2003, NHO a mis en place un programme, Female Future, destiné à former de potentielles administratrices. Plus de 300 CV de Norvégiennes ont déjà été regroupés dans une base de données à destination des patrons. Un quart d'entre elles ont été recrutées, depuis, pour siéger dans des CA. Katherine Støvring, 40 ans, attend toujours. Diplômée en droit et en économie, cette directrice de la compagnie pétrolière Statoil, rodée à l'international, est confiante : «Peu importe que je sois recrutée à cause des quotas ou non, je sais que je suis aussi qualifiée que mes collègues masculins.» Pense-t-elle qu'une loi était nécessaire ? «Non, mais alors il aurait fallu attendre cinquante ans avant que la parité devienne une réalité dans les entreprises privées», affirme-t-elle.

Source : Libération : http://www.liberation.fr